Gaetano Pesce (1939-2024) :
Une rare Square Lamp de 1986 était présentée, issue d’un projet ambitieux pour un bar au Japon, El Liston Bar, rappelant que Gaetano Pesce fut architecte avant de devenir artiste.
Parmis la sélection, un véritable chef d’œuvre: le prototype de la lampe O Sole Mio (1984) de Gaetano Pesce. Ce dernier rend hommage à la rotation solaire comme métronome du temps. Issue de la collection personnelle de Gianluca Bernini, collaborateur de Gaetano Pesce, cette lampe conjugue lumière et poésie.
Elle se compose d’un soleil en résine rouge-orangée, tournant autour d’un majestueux anneau d’acier noir de plus d’un mètre quatre-vingt de diamètre. Ce soleil effectue une rotation complète en 24 heures : la lumière s’éteint à l’aube et s’allume au crépuscule.
Dessinée en 1972, cette sculpture lumineuse n’a jamais été produite à grande échelle, les contraintes techniques étant trop élevées à l’époque. Ce prototype unique et rarissime, à la croisée de la performance artistique et de la sculpture, a largement séduit les collectionneurs.
Paolo Pallucco (1950 – ) et Mireille Rivier (1959 – ) :
Pour le PAD 2025, Pulp Galerie présentait la chaise Barba d’Argento (1986) et la console W Il Toro (1982), pièce en déséquilibre total, évoquant davantage le contrapposto antique que la stabilité conventionnelle.
PAD Paris 2025, France
Master’s checkmate, 2 avril – 6 avril 2025
À l’occasion du PAD 2025, Pulp Galerie proposait une sélection magnétique. Résines colorées de Gaetano Pesce, style barbare de Garouste et Bonetti, radicalisme de Paolo Pallucco, Memphis totémique de Mendini, métal austère du groupe Pentagon : la sélection Pulp Galerie incitait le visiteur à prendre position.
Face à ces pièces, nul ne pouvait se contenter du conventionnel. Par un même frisson, cette sélection suscitait une réaction immédiate, un besoin frénétique de s’exclamer : admiration ou rejet, mais jamais d’indifférence.
Sur cet échiquier monumental en béton, les pièces prenaient vie : la bibliothèque Cage Haute (1981) de Garouste et Bonetti devenait une tour, le bar Cipriani (1981) de Mendini se faisait cavalier, et la lampe O Sole Mio (1984) comme l’horloge impartiale, dictait le rythme de la partie.
Focus sur quelques pieces :
Gaetano Pesce (1939-2024) :
Une rare Square Lamp de 1986 était présentée, issue d’un projet ambitieux pour un bar au Japon, El Liston Bar, rappelant que Gaetano Pesce fut architecte avant de devenir artiste.
Parmis la sélection, un véritable chef d’œuvre: le prototype de la lampe O Sole Mio (1984) de Gaetano Pesce. Ce dernier rend hommage à la rotation solaire comme métronome du temps. Issue de la collection personnelle de Gianluca Bernini, collaborateur de Gaetano Pesce, cette lampe conjugue lumière et poésie.
Elle se compose d’un soleil en résine rouge-orangée, tournant autour d’un majestueux anneau d’acier noir de plus d’un mètre quatre-vingt de diamètre. Ce soleil effectue une rotation complète en 24 heures : la lumière s’éteint à l’aube et s’allume au crépuscule.
Dessinée en 1972, cette sculpture lumineuse n’a jamais été produite à grande échelle, les contraintes techniques étant trop élevées à l’époque. Ce prototype unique et rarissime, à la croisée de la performance artistique et de la sculpture, a largement séduit les collectionneurs.
Elizabeth Garouste (1946 – ) et Mattia Bonetti (1952 – ) :
Au PAD, deux œuvres de ce duo iconique étaient présentées: la bibliothèque la Cage Haute (1981) et le fauteuil Barbare (1981), quintessence de leur esthétique singulière.
Paolo Pallucco (1950 – ) et Mireille Rivier (1959 – ) :
Pour le PAD 2025, Pulp Galerie présentait la chaise Barba d’Argento (1986) et la console W Il Toro (1982), pièce en déséquilibre total, évoquant davantage le contrapposto antique que la stabilité conventionnelle.