Carlo
Forcolini
Miroir, métal et lumière
Carlo Forcolini est un designer à part. Dans les années 1980, il signe plusieurs réalisations particulièrement marquantes. Son imagination débordante mêle les références classiques du métal laqué avec l’esprit flamboyant et onirique du surréalisme, insufflé dès les années 1920 par André Breton, Paul Éluard ou Salvador Dalí.
Si le surréalisme est polymorphe – qu’il s’exprime à travers la photographie, la poésie ou la peinture – l’œuvre de Carlo Forcolini l’est tout autant. À la manière des cadavres exquis, Carlo Forcolini associe table et lampe, ou encore portemanteau et miroir, souvent retenus par des contrepoids, brouillant les équilibres théoriquement établis.
Son œuvre singulière interroge le rapport entre l’utilisateur et le meuble. Dans une approche inédite, Carlo Forcolini impose les stigmates créés par l’usage d’un objet. Il ne s’agit pas ici de rayures ou de chocs, mais bien de taches, de traces et d’oxydation. Pour sa table basse Apocalypse Now (1984), Carlo Forcolini utilise un métal non traité, particulièrement sensible à l’humidité et à l’abrasion. Chaque goutte d’eau, chaque tache de vin restera à jamais gravée dans ce matériau vivant. Le mobilier de Carlo Forcolini se vit et évolue au rythme de son utilisation.
Lors de réalisations plus poétiques, Carlo Forcolini sculpte la lumière autant que les objets eux-mêmes. À la manière d’un prisme optique, le designer aime, par son intervention sculpturale, disperser la lumière blanche pour en révéler le spectre polychrome. À la croisée de l’expérience physique et de l’art optique, les créations de Carlo Forcolini prennent vie, une fois encore, à travers leur usage.
Principalement édité par Alias, fabuleux maître du métal tubulaire, la qualité de fabrication de ses pièces demeure éclatante, quarante ans plus tard. Tant sur le plan stylistique que sur celui de la conservation, le mobilier de Carlo Forcolini a parfaitement traversé les décennies.
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