C’est ainsi que naquit la série 100 Sedie in una Notte, une véritable épreuve de style et, finalement, un manifeste de l’objet.

Nous l’annoncions plus tôt, toutes ces chaises sont différentes. En effet, aucune ne se ressemble, pourtant, chacune revêt une spécificité bien particulière. La Sedia n.1 prend la forme d’une chaise simple et verticale. Elle propose le modèle initial qu’emprunteront ses consœurs. Ce qui adviendra par la suite sera peint de noir et en bois. Néanmoins, si la couleur est annihilée tout au long de la série, la singularité des objets s’exprime par leur forme.

La Sedia n.2 est la première à attester du génie de Paolo Pallucco. Cette chaise se définit en un objet « chevalet abstrait et géométrique ». Après elle, la Sedia n.4 se mue en « éventail se pavanant dans l’espace », quand la Sedia n.15 imite la forme de deux chaises dos à dos, partageant un cylindre en guise de dossier. On citera la Sedia n.29, hérissée de pics acérés, ou la Sedia n.37, aux connotations bibliques, qui sera la « chaise du calvaire ». Cent numéros pour cent idées saugrenues. Rappelons notamment que la Sedia n.42 est une « chaise en demi-cercle soutenue par son mouvement ».

Chaque chaise explore donc un univers, qu’il soit religieux, géométrique ou formel. Finalement, Paolo Pallucco réussit son pari et nous livre une déclinaison audacieuse de  l’objet, qu’il avait pensé en fatale autobiographie.

La série fut éditée à quatre exemplaires par objet, tous signés et numérotés. Les 100 Sedie de Paolo Pallucco furent proposées à la vente dans la galerie Emilio Mazzoli à Milan.

La serie 100 Sedie in una Notte

En 1990, Paolo Pallucco se lance le défi de produire une série de mobilier, comme jamais quiconque ne l’avait vu auparavant.
Inspiré par le recueil de poèmes de l’austro-hongrois Rainer Maria Rilke, Élégies de Duino (1912-1922), Paolo Pallucco conçoit cette série comme son ultime création.  

À travers 100 Sedie in una Notte, l’artiste réalise, de cent manières différentes, l’un des objets les plus iconiques du design : la chaise.
Cette série sera dédiée à sa compagne Mireille Rivier, en écho au récit idyllique du poète.

Pourtant, l’exercice que Paolo Pallucco s’inflige, ne semble pas tant périlleux par le nombre à produire mais bien par le temps qu’il y consacre. Imaginer cent chaises au cours d’une carrière ? Pourquoi pas. Mais est-il aussi simple de ne s’y pencher qu’en une seule nuit ?

C’est ainsi que naquit la série 100 Sedie in una Notte, une véritable épreuve de style et, finalement, un manifeste de l’objet.

Nous l’annoncions plus tôt, toutes ces chaises sont différentes. En effet, aucune ne se ressemble, pourtant, chacune revêt une spécificité bien particulière.
La Sedia n.1 prend la forme d’une chaise simple et verticale. Elle propose le modèle initial   qu’emprunteront ses consœurs. Ce qui adviendra par la suite sera peint de noir et en bois.
Néanmoins, si la couleur est annihilée tout au long de la série, la singularité des objets s’exprime par leur forme.

La Sedia n.2 est la première à attester du génie de Paolo Pallucco. Cette chaise se définit en un objet « chevalet abstrait et géométrique ». Après elle, la Sedia n.4 se mue en « éventail se pavanant dans l’espace », quand la Sedia n.15 imite la forme de deux chaises dos à dos, partageant un cylindre en guise de dossier.
On citera la Sedia n.29, hérissée de pics acérés, ou la Sedia n.37, aux connotations bibliques, qui sera la « chaise du calvaire ».
Cent numéros pour cent idées saugrenues. Rappelons notamment que la Sedia n.42 est une « chaise en demi-cercle soutenue par son mouvement ».

Chaque chaise explore donc un univers, qu’il soit religieux, géométrique ou formel.
Finalement, Paolo Pallucco réussit son pari et nous livre une déclinaison audacieuse de  l’objet, qu’il avait pensé en fatale autobiographie.

La série fut éditée à quatre exemplaires par objet, tous signés et numérotés.
Les 100 Sedie de Paolo Pallucco furent proposées à la vente dans la galerie Emilio Mazzoli à Milan.

Lire les autres focus

Pallucco
& Kawakubo

Pallucco
& Lindbergh

éditeur
avant
designer