Les lignes creusées dans la pierre évoquent les méandres de cours d’eau célèbres, du Grand Canal de Venise aux courbes plus vastes de l’Amazone, mais aussi du Rhin qui traverse la région de Cologne. Chaque pièce apparaît ainsi comme une forme de paysage réduit à l’échelle du mobilier. Dans ces pièces, la surface du plateau cesse d’être plane, simplement fonctionnelle.
Elle est entaillée par un canal sinueux qui rappelle le cours d’un fleuve. Ce geste sculptural introduit dans l’objet une dimension presque cartographique : le bureau ou la table devient alors une topographie miniature où la forme renvoie directement à l’imaginaire du paysage. Ce tracé est creusé dans un plateau taillé dans le grès de la rivière Ruhr, une pierre locale facilement accessible aux designers installés à proximité de Cologne.
Ce matériau minéral ancre l’objet dans son contexte géographique. Sa texture sableuse et sa teinte naturelle évoquent les sols façonnés par l’eau. L’ensemble repose sur une base en métal, qui rappelle l’héritage industriel de la région mais surtout le langage esthétique propre aux création de Pentagon Gruppe. Mais ces pièces ne se limitent pas à une simple référence formelle au fleuve.
Comme le montre l’Amazonas desk, conçu en 1988, le plateau intègre également un véritable système de circulation d’eau. Une petite pompe dissimulée dans la structure permet à l’eau de circuler dans le canal creusé dans la pierre. Ce dispositif irrigue les plantes disposées dans le tracé du plateau et transforme la surface en un espace vivant. Ce même mécanisme apparaît également dans la table Canal Grande di Venezia, dont le tracé reprend les courbes du célèbre fleuve entourant Venise. Le canal creusé dans la pierre devient alors un support d’intervention où mousses et plantes peuvent être disposées librement, permettant de composer de véritables paysages miniatures.
Le mobilier devient ainsi un véritable terrain d’expérimentation. L’objet cesse d’être une surface neutre pour devenir un espace évolutif, où la présence de l’eau et du végétal introduit une dimension poétique dans l’environnement de travail. À travers ces bureaux et tables, Wolfgang Laubersheimer propose une manière différente d’envisager le mobilier, où la fonction du bureau ou de la table se mêle à une évocation sensible du paysage fluvial.
Une ode aux grands fleuves
À la fin des années 1980, alors que le mobilier de bureau reste largement dominé par des logiques de standardisation, le designer allemand Wolfgang Laubersheimer, membre fondateur du groupe Pentagon Gruppe, développe une approche singulière du plateau de table. Ses bureaux et tables s’inspirent du tracé des grands fleuves du monde.
Elle est entaillée par un canal sinueux qui rappelle le cours d’un fleuve. Ce geste sculptural introduit dans l’objet une dimension presque cartographique : le bureau ou la table devient alors une topographie miniature où la forme renvoie directement à l’imaginaire du paysage. Ce tracé est creusé dans un plateau taillé dans le grès de la rivière Ruhr, une pierre locale facilement accessible aux designers installés à proximité de Cologne.
Comme le montre l’Amazonas desk, conçu en 1988, le plateau intègre également un véritable système de circulation d’eau. Une petite pompe dissimulée dans la structure permet à l’eau de circuler dans le canal creusé dans la pierre. Ce dispositif irrigue les plantes disposées dans le tracé du plateau et transforme la surface en un espace vivant. Ce même mécanisme apparaît également dans la table Canal Grande di Venezia, dont le tracé reprend les courbes du célèbre fleuve entourant Venise. Le canal creusé dans la pierre devient alors un support d’intervention où mousses et plantes peuvent être disposées librement, permettant de composer de véritables paysages miniatures.
Le mobilier devient ainsi un véritable terrain d’expérimentation. L’objet cesse d’être une surface neutre pour devenir un espace évolutif, où la présence de l’eau et du végétal introduit une dimension poétique dans l’environnement de travail. À travers ces bureaux et tables, Wolfgang Laubersheimer propose une manière différente d’envisager le mobilier, où la fonction du bureau ou de la table se mêle à une évocation sensible du paysage fluvial.