Sick ou Sikh ? :
Le cabinet Sick ou Sikh est un imposant et unique meuble de rangement, réalisé par Gaetano Pesce en 1995.
Si “Sick” signifie malade, Sikh, lui, se réfère au Sikhisme, 5ème religion mondiale dont l’une des particularités est le port d’un turban appelé dastar. La confusion Sick/Sikh est issue de l’homophone [siːk]. Un jeu de mot, un imbroglio ou une indécision? Nul ne le sait. La certitude est que la confusion règne, aussi bien dans les différents ouvrages présentants le cabinet, que dans l’atelier de Pesce à New York: « No one at the studio ever knew how to spell the name of [that] tall cabinet ».L’apparence du cabinet, représentant tantôt des gazes pour panser les plaies, tantôt un visage enturbané, n’éclaire absolument pas le mystère de son appélation « Sick/Sikh ». Mais après tout, la confusion esthétique autour de cette pièce ne serait-elle pas aussi jubilatoire que l’énigme résidant autour du nom ?
Une ode à l’éveil des sens :
Le Sick cabinet apparaît de prime abord comme une magistrale colonne de couleur sable. Une attraction indescriptible s’en dégage. Une envie frénétique de le comprendre naît chez celui qui le regarde. Le mobilier de Gaetano Pesce est toujours accompagné d’une forte expérience sensorielle et olfactive. L’odorat s’éveille, la vue s’interroge, le touché exulte. Quelle est donc cette matière poreuse déposée par strates, mate et brillante par endroits, accentuant d’étranges formes ? Des yeux et un nez s’en dessinent. Ces interrogations s’évanouissent au toucher.
Cet étrange colosse est comme momifié, enroulé dans des bandelettes de gaze imbibées de résine brillante. Pourtant nul cadavre n’est à découvrir ici. Par une lourde masse en fonte, l’ouverture est retenue, presque empêchée. Cette momie ne se laissera pas profaner.
A l’ouverture, des plaques de résines polychromes prunes, rouge-orangées et jaunes apparaissent. Le pieux trône à hauteur de visage, comme unique organe restant. La momie a conservé ses entrailles. Vous pouvez y disposer vos trésors, ils seront gardés par une entité plus forte que vous.
Les Cabinets de Pompidou
A l’occasion de la rétrospective organisée par le Centre Pompidou en 1996, Gaetano Pesce réalise personnellement 5 cabinets monumentaux dans ses locaux à Soho. Produits entre 1991 et 1995, ces cabinets sont des pièces à part dans la carrière de Gaetano Pesce, que le musée Pompidou considérera comme des « one of a kind ».
Le cabinet Anne Franck, par exemple, emprisonne des jouets d’enfant, des babioles, des colliers de perles, des dentiers, des étoiles de David. Ce cabinet est en fait un hommage aux morts de la seconde guerre mondiale.
Le cabinet Mona Lisa devient l’écho des maitres de la Renaissance. Pesce lui attribu des dimensions colossales: deux mètre soixante-douze de hauteur, un mètre quatre-vint-trois de largeur, pour un mètre quarante-huit de profondeur. L’ouverture se fait par quatre portes librement placées. Des niches ajourées symbolisent, quant à elles, le visage et les mains de la muse de De Vinci.
Le cabinet Do You Still Love Me raconte l’histoire d’un couple après une querelle. Deux personnages sont positionnés dos à dos, visages tournés dans des directions opposées. En ouvrant l’armoire les deux visages se retrouvent côte à côte. Dans un nouveau baisé, l’un demande à l’autre : « do you still love me ? ».
Sick ou Sikh ? :
Le cabinet Sick ou Sikh est un imposant et unique meuble de rangement, réalisé par Gaetano Pesce en 1995.
Si “Sick” signifie malade, Sikh, lui, se réfère au Sikhisme, 5ème religion mondiale dont l’une des particularités est le port d’un turban appelé dastar. La confusion Sick/Sikh est issue de l’homophone [siːk]. Un jeu de mot, un imbroglio ou une indécision? Nul ne le sait. La certitude est que la confusion règne, aussi bien dans les différents ouvrages présentants le cabinet, que dans l’atelier de Pesce à New York: « No one at the studio ever knew how to spell the name of [that] tall cabinet ».
L’apparence du cabinet, représentant tantôt des gazes pour panser les plaies, tantôt un visage enturbané, n’éclaire absolument pas le mystère de son appélation « Sick/Sikh ». Mais après tout, la confusion esthétique autour de cette pièce ne serait-elle pas aussi jubilatoire que l’énigme résidant autour du nom ?
Une ode à l’éveil des sens :
Le Sick cabinet apparaît de prime abord comme une magistrale colonne de couleur sable. Une attraction indescriptible s’en dégage. Une envie frénétique de le comprendre naît chez celui qui le regarde. Le mobilier de Gaetano Pesce est toujours accompagné d’une forte expérience sensorielle et olfactive.
L’odorat s’éveille, la vue s’interroge, le touché exulte. Quelle est donc cette matière poreuse déposée par strates, mate et brillante par endroits, accentuant d’étranges formes ? Des yeux et un nez s’en dessinent. Ces interrogations s’évanouissent au toucher.
Cet étrange colosse est comme momifié, enroulé dans des bandelettes de gaze imbibées de résine brillante. Pourtant nul cadavre n’est à découvrir ici. Par une lourde masse en fonte, l’ouverture est retenue, presque empêchée. Cette momie ne se laissera pas profaner.
A l’ouverture, des plaques de résines polychromes prunes, rouge-orangées et jaunes apparaissent. Le pieux trône à hauteur de visage, comme unique organe restant. La momie a conservé ses entrailles.
Vous pouvez y disposer vos trésors, ils seront gardés par une entité plus forte que vous.