La consécration arrive en 1990, lorsque la ville d’Osaka se voit enrichie d’un immeuble singulier. En effet, celui-ci est fait d’innombrables panneaux rouges sur lesquels reposent des niches végétales afin de rappeler le principe des jardins japonais. Par un système autonome d’irrigation et de drainage, 80 espèces de plante poussent librement au sein de ce jardin vertical. L’intérieur du bâtiment est typique des aménagements d’intérieur réalisés par Gaetano Pesce: resine colorée, forme libre et mobilier unique.
Cependant, c’est à New-York, en 1994, que Pesce signe l’un de ses projets les plus ambitieux : le siège de l’agence de publicité Chiat\Day, commandé par le visionnaire Jay Chiat. Dans ce projet, Pesce déploie tout son vocabulaire architectural : portes polymorphes, murs translucides, bureaux modulables. Le projet est considéré comme l’un des premiers flex offices de l’histoire, abolissant la hiérarchie spatiale traditionnelle de l’entreprise. L’architecture y devient un manifeste politique sur l’avenir du travail, où la créativité prime sur la conformité.
Loin de n’être qu’un simple geste décoratif, les projets architecturaux de Gaetano Pesce sont des prises de position. Pour l’artiste, la forme est une idéologie. Qu’il travaille sur un gratte-ciel ou une table basse, l’enjeu reste le même : rendre visible la singularité, refuser la standardisation et célébrer la différence.
Jugés parfois trop disruptifs, de nombreux projets en sont restés au stade de maquette, à l’instar du Pont de l’Europe, prévu pour la ville de Strasbourg.
Une chose est sûre, il est temps de re-découvrir l’œuvre de Gaetano Pesce, non pas comme celle d’un designer ou d’un architecte, mais comme celle d’un artiste total, qui a su tirer profit des codes de l’architectures afin de mieux concevoir les objets destinés à nos intérieurs.
Les oeuvres de Gaetano Pesce ne sont que les fragments d’une vision artistique globale, radicale et profondément humaniste.
Pesce, architecte avant designer
Si le nom de Gaetano Pesce évoque immédiatement des fauteuils en résine polychrome et des objets au charme plastique irrégulier, il serait pourtant réducteur de l’enfermer à ces seules réalisations. Car avant d’être un designer acclamé, Pesce est un architecte – un architecte au sens le plus complet, un créateur d’espaces, de visions et d’expériences immersives.
Né à La Spezia en 1939, Gaetano Pesce est formé à l’Université de Venise. Gaetano Pesce commence sa carrière dans les années 1960, au sein du groupe radical Gruppo N. Dès ses débuts, il affirme une volonté farouche de rompre avec les codes de l’architecture fonctionnaliste. Sa mission : humaniser les espaces, injecter de l’émotion dans le béton et subvertir aux règles trop rigides du « bon goût » moderne. L’architecture, chez Pesce, n’est pas un art figé mais un organisme vivant, à l’image de l’humain qu’elle doit abriter.
Son manifeste architectural trouve une première concrétisation dans des projets marquants tels que son projet d’habitat datant de 1971, imaginé comme un bunker souterrain répondant aux inquiétudes liées à la guerre froide.
La consécration arrive en 1990, lorsque la ville d’Osaka se voit enrichie d’un immeuble singulier. En effet, celui-ci est fait d’innombrables panneaux rouges sur lesquels reposent des niches végétales afin de rappeler le principe des jardins japonais. Par un système autonome d’irrigation et de drainage, 80 espèces de plante poussent librement au sein de ce jardin vertical. L’intérieur du bâtiment est typique des aménagements d’intérieur réalisés par Gaetano Pesce: resine colorée, forme libre et mobilier unique.
Cependant, c’est à New-York, en 1994, que Pesce signe l’un de ses projets les plus ambitieux : le siège de l’agence de publicité Chiat\Day, commandé par le visionnaire Jay Chiat. Dans ce projet, Pesce déploie tout son vocabulaire architectural : portes polymorphes, murs translucides, bureaux modulables. Le projet est considéré comme l’un des premiers flex offices de l’histoire, abolissant la hiérarchie spatiale traditionnelle de l’entreprise. L’architecture y devient un manifeste politique sur l’avenir du travail, où la créativité prime sur la conformité.
Loin de n’être qu’un simple geste décoratif, les projets architecturaux de Gaetano Pesce sont des prises de position. Pour l’artiste, la forme est une idéologie. Qu’il travaille sur un gratte-ciel ou une table basse, l’enjeu reste le même : rendre visible la singularité, refuser la standardisation et célébrer la différence.
Jugés parfois trop disruptifs, de nombreux projets en sont restés au stade de maquette, à l’instar du Pont de l’Europe, prévu pour la ville de Strasbourg.
Une chose est sûre, il est temps de re-découvrir l’œuvre de Gaetano Pesce, non pas comme celle d’un designer ou d’un architecte, mais comme celle d’un artiste total, qui a su tirer profit des codes de l’architectures afin de mieux concevoir les objets destinés à nos intérieurs.
Les oeuvres de Gaetano Pesce ne sont que les fragments d’une vision artistique globale, radicale et profondément humaniste.